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Etude Epidémiologique dans le scandale Levothyrox !

Le 5 octobre 2018, Catherine Hill (épidemiologiste et chercheuse) et l'UPGCS ont envoyé conjointement une demande d'étude épidémiologique sur la crise sanitaire du levothyrox, au Ministère de la Santé. 

 

Le 11 octobre 2018, Madame Claire Amprou, directrice adjointe de la Santé nous a répondu en ces termes : 

Madame,

 

Je vous remercie pour votre message.

 

Vous demandez une étude épidémiologique pour comparer la consommation médicale avant et après la mise sur le marché de la nouvelle formule du Lévothyrox®. Je transmets votre demande à l’ANSM qui, de son côté, a déjà initié une étude en ce sens. L’annonce de cette étude a été faite lors des comité de suivi du 6 février et du 2 mai derniers. Cette étude comporte plusieurs volets : un volet descriptif (dont les résultats ont été présentés au comité de suivi du 2 mai) et un volet comparatif.  Les résultats  de ce volet comparatif  sont programmés pour la fin du second semestre 2018. Nous pourrons revenir vers vous quand nous aurons ces résultats.

 

Je vous prie de recevoir l’expression de mes sincères salutations.

 

Anne-Claire AMPROU

Directrice générale adjointe de la santé


 

Nous reviendrons vers le Ministère à ce propos et nous demanderons aux politiques, députés, sénateurs, aux médias de nous accompagner dans cette demande ! 

 

Une étude épidémiologique est réalisée sur les bases de données de la CPAM. Elle permet de connaître les différents postes impactés par une crise sanitaire: 

 

  • du nombre de consultations médicales inattendues (effet nocebo ?),
  • du nombre d'examens biologiques en explosion (ajustement nécessaire ???),
  • de la multiplication des imageries médicales (radiologiques, scanners, IRM ! (nous sortons du nocebo et de l'ajustement!),
  • des hospitalisations inhabituelles chez les victimes,
  • des arrêts maladie, aboutissant parfois à des mises en ALD,
  • des demandes intervenues cette année de statut de travailleur invalide ou d'invalidité totale,
  • des reconversions professionnelles inéluctables en suite de la dégradation de l’état de santé des malades   

 

Le nombre de déclarations à la pharmacovigilance est un nombre complètement faussé ! 

Peu de victimes d'effets secondaires d'un médicament en connaissent l'existence, insuffisamment maîtrise l'outil informatique pour aller au bout de cette déclaration, trop peu de pharmaciens et de médecins ont pris le temps de déclarer les effets subis par leurs patients. 

 

Depuis 20 mois, le scandale levothyrox est donc abordé sur des bases fausses !

 

Comme dans les crises sanitaires du Médiator et de la Depakine, seule une étude épidémiologique permettra de quantifier ce scandale et son impact sur ses effets pathologiques chez les victimes sur l'impact économique et financier supporté par la collectivité en raison du nombre accru de consultations,d'examens, d'hospitalisations.

 

sur le nombre de demandes de longue maladie déposées depuis fin 2017, facteur économique non négligeable et facteur personnel grave pour les victimes ! 

 

sur les nécessaires reconversions professionnelles d'actifs contraints d'abandonner  leur activité initiale ( l'UPGCS aimerait recueillir un maximum de témoignages à ce sujet pour en informer les organismes de santé et le ministère du travail! 

sur les demandes d'invalidité déposées ( impact personnel et économique également )