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Du nouveau dans l'affaire des bébés nés sans bras : malheureusement de nouveaux cas dans l'Ain et le point sur le licenciement du personnel du Remera

Santé Publique France révèle onze cas suspects de bébés sans bras dans l'Ain  entre 2000 et 2014. Cela porte le total à 18 cas suspects dans ce département en plus des cas repérés en Loire-Atlantique (3 entre 2007 et 2008) et dans le Morbihan ( 4 entre 2011 et 2013). 

 

Au départ, c'est le Remera qui a dénoncé et comptabilisé ces cas après un travail minutieux avec les parents de ces malheureux bébés. Santé Publique France après les avoir financés, remet en cause leur gestion du dossier et donc les subventions qui permettent de rémunérer les salariés du Remera.

 

Pour rappel, il y a quelques jours l'équipe d'Emmanuelle Amar a reçu sa lettre de licenciement ! Grâce à la mobilisation initiée par Michèle Rivasi, cette procédure est suspendue et Mme Buzyn, Ministre de la Santé s'est engagée , avec le Ministre de l'écologie François de Rugy à ouvrir une nouvelle enquête : 

 

 

Extrait du Grand Jury RTL Le Monde

"nous avons décidé de relancer une enquête avec l’Anses et Santé Publique France, a-t-elle déclaré lors du « Grand jury » RTL-Le Figaro-LCI. L’Anses est l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Santé Publique France est un organisme d’Etat issu de la fusion de trois anciennes agences en charge de la veille sanitaire, de la prévention et de l’éducation pour la santé, et de la réponse aux urgences sanitaires."

 

Un bras de fer s'est engagé entre le Remera et Santé Publique France qui avait conclu, début octobre, que le nombre de cas de l’Ain n’est pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. A l’inverse, il y a bien, selon elle, un excès de cas en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais qui restent sans explications.

 

 

Selon Agnès Buzyn, il y a, en France, « entre 80 et 100 naissances par an avec des malformations de membres ». Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques, ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, un anti-nauséeux qui a fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962). Plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte.

 

L’objectif de l’enquête est d’opter pour « une méthodologie différente » et d’avoir des « regards croisés » de médecins et d’experts de l’environnement. « On ne peut pas se satisfaire de dire qu’on n’a pas trouvé de causes, c’est insupportable », affirme Agnès Buzyn.

 

Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques, ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, un anti-nauséeux qui a fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962).

 

Selon certains élus écologistes, les pesticides pourraient être à l'origine des malformations, même s'il n'y a pas de preuves scientifiques, comme l'a d'ailleurs reconnu Mme Amar devant des parlementaires.

 

Souhaitons vivement que la lumière soit faite avec dignité dans ce dossier par respect pour ces enfants qui s'ils sont heureux dans leurs familles aimantes et équilibrées, chercheront plus tard des réponses à leur handicap et seront en droit de les obtenir ! 

 

Dans ce dossier aussi, on  peut regretter que des dysfonctionnements entachent la recherche de la vérité comme dans les autres crises sanitaires