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infirmiers oubliés- patients en détresse

Ce 20 novembre, les infirmiers et infirmières oubliés du plan Santé "qui ne concernent que les médecins".

Pour "payer des secrétaires aux médecins sur le dos de l'assurance maladie, pour un total de 200 millions d'euros, au lieu d'augmenter actes et salaires des infirmières ou de créer des poste en maison de retraite ? " a demandé Daniel Guillerm, vice-président de la FNI (libéraux).

 

" Un tel détournement de nos cotisations maladie pour des gens qui n'ont pas de souci financier est extrêmement choquant quand on ferme des lits à l'hôpital, des maternités de proximité" s'est indigné Thierry Amouroux, SNPI hospitaliers. 

 

Une vingtaine de rassemblement ont eu lieu en régions devant les préfectures et à Paris devant le ministère de la Santé, sur la place Pierre Laroque bien connue des malades thyroïdiens pour y avoir été cantonnés aussi lors de précédentes manifestations ! 

 

" La seule préoccupation du gouvernement est la désertification médicale. Pourquoi ne pas donner aux infirmierscertaines prérogatives pour pallier le manque de médecins ?" suggère Daniel Guillerm, tel que par exemple la possibilité de prescrire des soins de réhydratation aux personnes âgées durant la canicule ? 

La création d'un nouveau métier d'infirmier en pratique avancée ( aux compétences élargies) ne concernera qu'une minorité qui restera sous la tutelle médicale 

 

Infirmiers libéraux,infirmiers hospitaliers criaient donc une nouvelle fois leur colère hier !

 

Rappelons le mouvement des Blouses noires, de la PSY unifiée, de l'hôpital Pinel D'Amiens qui revendiquent depuis des mois sur leurs conditions de travail, mobilisés quotidiennement et communiquant plusieurs fois par jour en direction du ministère sans avoir obtenu aucune réponse ni possibilité de rendez-vous ! Un déni total de la part de Madame Buzyn, apparenté pour ces infirmiers à un manque d'empathie, voire de dédain intolérable ! 

 

Leurs revendications portent sur leurs conditions de travail, sur leurs possibilités de remplir dignement leurs fonctions premières de soins délivrés aux patients dans des conditions humaines pour les soignants et pour les malades. 

Les soignants craquent, on enregistre des burn-out, plus graves des suicides ! Les malades se plaignent, se sentent délaissés, manquent de soins, meurent aussi !! 

 

C'est un délitement total du service public face au silence du ministère, de là à penser que tout ceci est voulu pour se dégager du service public trop lourd à gérer ?

Il semble en fait que tout résulte de choix contestables comme cette réforme du Plan Santé établie encore sans la participation des principaux acteurs : Soignants et Patients !

 

C'est cette analyse qui a conduit l'UPGCS à manifester hier auprès des soignants, on ne défend dignement les patients qu'en prenant compte de l'ensemble des paramètres et nos infirmiers et la défense du service public est un acte majeur de nos actions !