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Levothyrox Nouvelle Formule: des effets secondaires qui perdurent !

Après des mois de souffrances telles que beaucoup crurent en mourir, sans aucune explication sur leur état, devant la stupeur, l'incrédulité de leurs médecins traitants, parfois le mépris, les victimes de ce changement de formule, informées enfin par les lanceurs d'alerte et les réseaux sociaux, ont changé de médicament, soit en se fournissant à l'étranger, soit grâce à l'arrivée d'alternatives demandées par les associations de patients. 

Un an après ce switch, on pourrait les penser stabiliser ... C'est en général, ce qu'il ressort des articles lus ci et là dans les médias ! C'est surtout l'analyse qu'en fait le Ministère de la Santé, persuadé qu'il est que tout se réduit à la mise en place d'alternatives et d'une remédiation promise sur la communication, l'information. 

 

L'UPGCS souvent contactée par des malades présentant de graves troubles neurologiques qui s'installent progressivement et de plus en plus handicapants, a lancé en octobre dernier un sondage auprès des membres de l'Union.

 

En voici le résultat :

les personnes qui ont répondu,  devaient certifier qu'elles souffrent d'effets secondaires qui ont commencé après la prise de la nouvelle formule levothyrox. 

effets étudiés  résultats 
 1) de façon épisodique et peu contraignante   0/100
2) de façon épisodique, assez contraignante  8,7/100
3) de façon régulière mais peu contraignante  2,61/100
4) de façon régulière et très contraignante   31,3/100
5) de façon permanente mais peu contraignante  5,1/100
6) de façon permanente et très contraignante  21,74/100
7) de façon permanente et invalidante  21,74
8) de façon permanente et totalement invalidante  8,7/100

Bien sûr, on nous objectera que ceci ne représente qu'un échantillon restreint de malades. Nous ne le reconnaissons mais qu'attend le Ministère pour se charger de ce type d'enquête ?? 

On  peut dire aussi que ceux qui vont bien, vraiment bien suite aux alternatives, ne sont plus sur les réseaux sociaux, certes mais qu'en est-il des autres, de ceux qui vont mal et qui pour certains risquent d'aller encore moins bien après la disparition de l'euthyrox ?? 

Et tous ceux qui aujourd'hui ne sont toujours pas arrivés  à  enrayer leur alopécie alors qu'après un traitement de chimio-thérapie, les cheveux repoussent dans les 3 mois qui suivent ???

Viennent ensuite les cas lourds d'atteintes neurologiques graves : problèmes cardiaques, hépatiques, troubles moteur, troubles d'élocution les rendant invalides et leur faisant craindre pour leur pronostic vital ??? 

 

Chaque jour, nous recevons leurs témoignages et nous ne pouvons leur faire qu'une seule réponse : nous continuons le combat pour vous, nous prenons contact avec des médecins, des neurologues pour chercher des réponses. 

 

Cette semaine, l'UPGCS enverra de nouveau un courrier au Ministère et aux députés pour les mettre à nouveau face à leurs responsabilités : les abandonner s'apparenterait à une mise en danger de la vie d'autrui ! 

 

Annie Notelet