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La Vitamine D a bonne mine dans les publicités des labos mais info ou intox ?

Vitamines D chez l’enfant et l’adulte

La vitamine D ou calciférol ou vitamine antirachitique est une vitamine liposoluble c'est à dire soluble dans les graisses. Sa particularité tient du fait que sa source principale est celle réalisée par l'organisme lui-même.

 

Il existe plusieurs variantes de la vitamine D mais les formes qui nous intéressent le plus sont :

  1. la vitamine D2 ou ergocalciférol qui est d'origine végétale. On la trouve dans la plupart des aliments.
  2. la vitamine D3 ou cholécalciférol qui est synthétisée au niveau de la peau par l'action des ultraviolets sur le cholestérol,

De manière générale, il est désormais établi qu’en cas d’exposition solaire insuffisante, une supplémentation médicamenteuse hivernale s’avère nécessaire. Ce traitement est simple et sa forme galénique peut être choisie en fonction de l’observance supposée (supplémentation quotidienne à petites doses ou plurimensuelle à doses très élevées en accord avec son médecin).

 

La vitamine D3 est également présente dans les aliments d'origine animale comme les huiles de poissons. Ce qu’il faut savoir pour les femmes enceintes et les nourrissons

 

Les besoins sont difficiles à évaluer car ils varient avec le degré d'exposition au soleil et le degré de pigmentation de la peau, en effet une personne ayant une peau mate devra s’exposer davantage qu’une personne qui a la peau claire.

 

Les besoins sont théoriquement nuls si l'exposition du corps au soleil est suffisante. 

 

Un apport en vitamine D est nécessaire dans les pays où l'ensoleillement est faible, surtout chez l'enfant pendant les deux ou trois premières années de la vie.

 

La carence en vitamine D de la mère est monnaie courante et constitue un important facteur de risque de carence en vitamine D chez le nourrisson.

Le développement rapide du foetus pendant la dernière partie de la grossesse tend à épuiser les réserves de vitamine D de la mère à mesure que l’incorporation de calcium dans le squelette s’accroît pendant le dernier trimestre de grossesse.

Une carence de la mère peut non seulement s’associer à une hypocalcémie et à un rachitisme du nouveau-né, mais également à une plus petite taille, à une diminution du taux de vitamine D dans le lait maternel et à des malformations dentaires.

Le fœtus et le nouveau-né dépendent entièrement de leur mère pour s’approvisionner en vitamine D, car cette vitamine traverse le placenta et se reflète tant dans les réserves du nourrisson que dans la quantité contenue dans le lait maternel. Il est important que le taux de vitamine D de la mère soit suffisant pour respecter ses propres besoins et ceux de son nourrisson.

Les bébés qui ne reçoivent pas assez de vitamine D peuvent faire du rachitisme, une maladie qui nuit au développement osseux, mais pas seulement. Cependant, il est possible d'éviter une carence de cette vitamine.

 

Trois facteurs influencent la décision de donner de la vitamine D à votre bébé :

  1. Un bilan en vitamine D à la naissance,
  2. L’apport nutritionnel en vitamine D,
  3. Une exposition au soleil dès que le temps le permet

Si vous vous exposez très peu au soleil pendant votre grossesse et que vous ne prenez pas de suppléments de vitamine D, vous risquez de souffrir d'une carence en vitamine D ainsi que le bébé. IL est d’ailleurs recommandé d’en prendre au cours du troisième trimestre de grossesse.

Toujours demander à son médecin quelle quantité de supplément vous pourriez avoir besoin et non le faire de vous-même, que ce soit pour la mère ou l’enfant.

 

Quels bébés sont vulnérables à une carence en vitamine D ?

  1. Les nourrissons nés de mères ayant une carence en vitamine D.
  2. Les bébés allaités puisque le lait maternel ne constitue pas une source fiable de vitamine D. (sauf si la mère en prend pendant l’allaitement dans ce cas voir avec son médecin)
  3. Les bébés qui ne sont pas exposés au soleil.
  4. Les bébés qui ont la peau foncée.

Maintenant passons à une étude générale afin de mieux comprendre :

Dans bien des cas, les études sur la vitamine D sont des études transversales ou par observation. Les études de ce genre sont utiles pour trouver des associations entre la vitamine D et une gamme de problèmes de santé, mais elles ne peuvent prouver qu'une carence en vitamine D cause des maladies ou que la prise de doses élevées de cette vitamine permet de prévenir ou de traiter des maladies spécifiques comme le cancer, l'insulino-résistance ou la crise cardiaque. Les études transversales ou par observation sont sujettes à des interprétations faussées involontairement à cause de plusieurs facteurs non modifiables.

 

En ce qui concerne l'interprétation de l'applicabilité des résultats des études sur la vitamine D, une autre complication réside dans la variété de populations, de posologies et de durées de supplémentation étudiées. Tous ces facteurs peuvent influencer les résultats d'une étude. Ainsi, près d'un siècle après sa découverte, la recherche sur la vitamine D en est en quelque sorte à ses premiers balbutiements.

 

Au cours de mes recherches de documentations celui que je retiens pour la carence en vitamine D et une publication de Michael F Holick Professeur de médecine, de physiologie et de biophysique, Directeur de l’unité de recherche clinique générale et Directeur de la clinique de soins de la santé des os et Directeur du centre de recherche sur l’héliothérapie, la lumière et la peau au Centre Médical de l’Université de Boston

 

Je pense qu’il est la principale autorité en matière de vitamine D puisque beaucoup de chercheurs le prennent en référence dans leurs études

 

Voir PDF (Merci de votre indulgence pour la traduction française du document PDF)

Rédigé par Josy Chomienne pour l’UPGCS , UPGCS Bébés RGO 

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CARENCE EN VITAMINE D
Pr. Michael F. Holick, MD, Ph.D.
Centre médical de l'Université de Boston, Boston
CARENCE EN VITAMINES D.pdf
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