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Covid-19 et maladies thyroïdiennes, y a-t-il un risque supplémentaire ?

Si depuis 15 jours, un point quotidien sur l'épidémie de Covid-19 était nécessaire et a été mis en place à juste titre par la Direction Générale de la Santé, depuis le début de semaine, chaque heure apporte un lot de nouvelles inquiétantes, relatant de nouveaux cas ou un nouveau décès. 

 

Début février, l'UPGCS rappelait à juste titre la gravité des grippes saisonnières qui tuent chaque année sans alerte particulière. Depuis les informations ont évolué, on se trouve avec ce virus devant une épidémie qui malheureusement a un taux de mortalité plus élevé: estimé globalement à environ 3 à 4/100 selon l'OMS, pour la grippe saisonnière le taux est de 0,1/100 mais ce qui représente chaque année environ 15 000 décès annuels. 

 

Les personnes les plus gravement touchées sont effectivement celles de plus de 60 ans ce qui correspond à la tranche la plus importante de malades thyroïdiens et explique forcément les demandes de nos adhérents. Nous allons donc essayer de vous répondre et vous conseiller plus spécifiquement dans la limite des informations que nous détenons. 

 

Covid-19 qui sont les personnes à risque selon l'OMS

Les principales victimes de la maladie à COVID-19 sont les personnes âgées de plus de 60 ans , le risque doublant après 70 ans et quadruplant après 80 ans . C’est dans cette tranche d’âge que la lutte contre la contamination est vitale.

L’autre population à risque est constituée par les sujets souffrant de maladies bronchiques ou pulmonaires chroniques, de diabète, d’hypertension ou de problèmes cardiaques. L’échantillon de malades étudié est trop restreint pour connaître le risque associé à d’autres pathologies, comme un déficit immunitaire.

Qu'en est-il des maladies thyroïdiennes ?

Une maladie thyroïdienne ne représente pas une majoration de risques ... sauf si elle est associée à des maladies bronchiques ou pulmonaires chroniques, de diabète, d’hypertension ou des problèmes cardiaques.

Elle peut être un facteur de risques supplémentaire si, dans le cas d'hypothyroïdie majeure, l'organisme présente des carences en co-vitamines et sels minéraux, ce qui est effectivement rencontré en cas d'hypothyroïdie. nous informons régulièrement sur l'intérêt d'être en normes hautes pour bien transformer les T4 inactives en T3 actives pour retrouver un équilibre optimal. 

 

Or, le rôle est aussi important pour le diabète, l'hypertension, dans la prévention des maladies coronariennes et ... pour obtenir une meilleure immunité face aux virus dont la covid-19. 

L'immunité, comment l'entretenir efficacement ?

 L’immunité ( défenses contre les bactéries pathogènes, virus , cancers) provient essentiellement

  • de l’intestin : (dysbiose fréquente si la nourriture contient du gluten, lait de veaux, édulcorants,  etc)  https://www.upgcs.org/2019/03/02/microbiote-intestinal-de-la-sant%C3%A9-%C3%A0-la-maladie/
  • de taux optimaux de vit D ( dans nos pays, cela nécessite 6-10000 ui/j pour un adulte ) :100% des personnes non complémentées sont en carence
  • vit A : depuis l’arrêt de l’huile de foie de morue pour tous en hiver : 60-80% de carence
  • de Zinc : min 70% des patients sont sous les taux santé
  • du taux de sélénium, magnésium, du fer 
  • taux d’iode : la déficience en iode s’accentue

 

 post du Docteur Didier Cosserat :

  • "Renforcer vos défenses humanitaires avec tous vos co facteurs AUX NORMES HAUTES (Vit D,A, Sé, Zn ,Mg...) ,
  • Manger et boire bio, PAS DE LAIT LAITAGES GLUTEN, LIMITER LES SUCRES,
  • Un bon microbiote

ET VOUS POUVEZ AFFRONTER LES VIRUS CORONA ET AUTRES ..."

 

Note de la rédaction : Quand le Docteur Didier Cosserat parle du "lait de veau", il sous-entend en termes succins que le lait de la vache correspond aux besoins alimentaires du veau et pas de l'Humain, adulte ou enfant. L'humain est le seul à alimenter son petit avec du lait provenant d'une autre espèce et à maintenir cette alimentation au-delà du sevrage. 

 

"LA VITAMINE C PROTEGE du COVID-19 à Wuhan ? "

affirmation du Dr Richard Chen de ShanghaÏ 2 mars :

"la VITAMINE C protège des virus et notamment du Coronavirus en particulier !"

 

 Donc à vous de jouer pour blinder vos défenses immunitaires dont le siège est l'intestin ! 

 

6 pistes pour prendre soin de sa flore intestinale

  • Miser sur les fibres.
  • Ne pas négliger les probiotiques.
  • Limiter la viande rouge.
  • Modérer les produits sucrés.
  • Pratiquer une activité physique.
  • Ne prendre des antibiotiques que s'ils sont vraiment nécessaires

https://www.lanutrition.fr/anthony-fardet-les-faux-aliments-sont-la-premiere-cause-de-deces-dans-les-pays-occidentaux

Les recommandations de base de la DGS

Le ministère des Solidarités et de la Santé actualise ses recommandations régulièrement pour protéger votre santé et vous recommander les bons gestes à adopter face au Coronavirus COVID-19. 

Pour les personnes se trouvant ou revenant d’une zone où circule le virus :

  • Surveillez votre température 2 fois par jour ;
  • Surveillez l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…) ;  
  • Lavez-vous les mains régulièrement ou utilisez une solution hydro-alcoolique ;
  • Evitez tout contact avec les personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées…) ;
  • Evitez de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d’hébergement pour personnes âgées…) ; 
  • Évitez toute sortie non indispensable (grands rassemblements, restaurants, cinéma…) ;

Travailleurs/étudiants : vous pouvez retourner travailler en l’absence de symptômes ;

Les enfants, collégiens, lycéens peuvent être envoyés à la crèche, à l’école, au collège ou au lycée en stade 2. En stade 3 des mesures de fermeture seront prises. 

 

En cas de signes d’infection respiratoire (fièvre ou sensation de fièvre, toux, difficultés respiratoires) si vous habitez dans une zone où circule le virus ou dans les 14 jours suivant le retour d’une zone où circule le virus :

 

Contactez le Samu Centre 15 en faisant état de vos symptômes et de votre séjour récent.

Evitez tout contact avec votre entourage;

Ne vous rendez pas chez votre médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination

 

 

Dois-je porter un masque ?

Le port du masque chirurgical n’est pas recommandé sans présence de symptômes.

Le masque n’est pas la bonne réponse pour le grand public car il ne peut être porté en permanence et surtout n’a pas d’indication sans contact rapproché et prolongé avec un malade.

Comme pour l’épisode de grippe saisonnière, les "gestes barrières" sont efficaces.

 

Quels sont les gestes barrière ? 

Face au coronavirus, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir.
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique.

Y a-t-il suffisamment de masques en France ?

15 millions de masques chirurgicaux du stock national sont mis en circulation. Les 157 établissements de santé qui prennent en charge des cas confirmés de Coronavirus COVID-19 ont  déjà reçu des dotations de masques chirurgicaux.

 

Le respect des indications scientifiques et sanitaires d’utilisation de ces masques, dans les cas où ils sont utiles, est à l’évidence une condition pour que le stock et les réassorts de ces dispositifs de protection soient exploités au mieux.

Les masques seront aussi remis aux médecins généralistes, la semaine du 2 mars 2020, pour la prise en charge de patients suspectés d’être porteur du Coronavirus COVID-19. Cette mise à disposition sera réalisée via les pharmacies sur présentation de la carte professionnelle.

En résumé,  si vous pensez être à risques, renforcez vos défenses immunitaires et évitez les déplacements inutiles. ( cinéma, théâtre, shopping, rassemblements, etc)

 

Pensez aux gants jetables pour utiliser les caddies dans les supermarchés, pas d'embrassades ni de poignées de mains. Distance entre des personnes dont on ne connait pas le potentiel de contamination ; 2 mètres 

 

Cette épidémie passera, des précautions mais pas de psychose ! 

Le taux de guérison des personnes touchées est de 98/100

Des cas précis d'augmentation des risques

Attention aux corticoïdes !

Traitements à base de corticoïdes : 

 

Apparemment, les corticoïdes réduisent la morbidité et mortalité dans les pneumonies bactériennes... mais ce n’est pas pareil dans les pneumonies virales (cela pourrait être dû, entre autres, à leur effet immunosuppresseur) : 

https://www.jim.fr/edocs/pneumonies_virales_attention_aux_corticoides_181328/document_actu_med.phtml

 

"Quid du bénéfice de la corticothérapie chez les patients présentant une pneumonie grippale ?

Afin de répondre à cette question, les auteurs de cet article ont effectué des recherches dans PubMed, EMBASE, MEDLINE, le Cochrane Central Register of Controlled Trials et les bases de données du Web of Science pour des études publiées entre 1946 et janvier 2019, sans limitation de type ou de langue de publication.

Deux chercheurs ont examiné indépendamment tous les titres et résumés des études comparant les corticostéroïdes à un groupe témoin chez des patients atteints de pneumonie grippale, évaluant la mortalité, la durée du séjour en soins intensifs, les jours de ventilation mécanique et les taux d'infection secondaire. Les études ont été exclues si elles portaient sur des patients âgés de moins de 18 ans ou si elles avaient été publiées en tant qu'études, examens ou rapports de cas non contrôlés. Les enquêteurs ont contacté les auteurs des articles originaux pour toute information manquante. Les biais ont été évalués à l'aide de l'échelle de Newcastle-Ottawa, les désaccords étant résolus par consensus. Des analyses de sous-groupes ont été effectuées en fonction des types de virus. Le biais de publication a été évalué à l'aide d'un diagramme en entonnoir.

 

Dix études (5 études rétrospectives et 5 études prospectives) englobant 6 548 patients répondaient aux critères d'inclusion avec 2 564 patients ayant reçu des corticostéroïdes et 3 984 n'en ayant pas eu. Huit études (n = 4 414 patients) ne comprenaient que des patients atteints de la grippe de type A(H1N1), une étude (n = 288 patients) ne comprenait que des patients atteints de grippe de type A(H7N9) et une étude (n = 1 846 patients) ne comprenait que des patients atteints de grippe de type A, B ou C. L'âge moyen des participants variait de 33 à 53 ans et 41 % à 69 % des patients étaient des hommes.

 

De moins bons résultats sous corticothérapie

Dans l'ensemble, l'utilisation de corticostéroïdes a été associée à une augmentation de la mortalité, à un taux plus élevé d'infections secondaires et à une durée de séjour plus longue dans les unités de soins intensifs. Toutes les études ont été jugées de grande qualité

(définie comme un score > 6 sur l'échelle de Newcastle-Ottawa) et le diagramme en entonnoir n'a montré aucun signe de biais de publication.

Ces résultats défavorables dans le groupe corticostéroïdes peuvent être dus à une immunosuppression entraînant une virémie prolongée, à des taux accrus d'infections secondaires (y compris la pneumonie bactérienne) ou à des effets indésirables liés aux corticostéroïdes (par exemple, hyperglycémie, rétention de liquide, dysrythmies).

 

De nombreuses limitations mais un message : les corticoïdes, ce n’est pas automatique

 

Cette étude comporte les limitations inhérentes à ce genre de revue de la littérature : caractère rétrospectif des études, hétérogénéité clinique importante en ce qui concerne l'âge, les comorbidités ; différences dans le type des corticoïdes utilisés, dans la dose et la durée entre les études ; majorité des études n'évaluant que la souche H1N1 avec une seule étude évaluant plusieurs souches de virus de la grippe ; absence d’essai contrôlé randomisé ; possibilité que les patients les plus malades aient reçu des corticostéroïdes, ce qui a pu conduire aux mauvais résultats dans ce groupe ; peu de données sur les taux d'utilisation concomitante des antiviraux.

 

Enfin, cette étude n'a pas évalué spécifiquement ces effets chez les patients souffrant de troubles respiratoires chroniques (ex : asthme, BPCO), de sorte que les stéroïdes doivent toujours être administrés, le cas échéant, en fonction du trouble respiratoire sous-jacent du patient.

 Source : Dr Bernard-Alex Gaüzère, jim le 23/01/2020

 

Prudence avec les AINS en cas de pneumonie communautaire comme Ibuprofène, Diclofenac ...!

Les AINS sont fréquemment prescrits en pratique quotidienne en cas de pneumonie aiguë communautaire, notamment pour réduire la réponse inflammatoire locale, la fièvre et la douleur. De plus, en améliorant la vascularisation pulmonaire, ils sont susceptibles d’améliorer les échanges gazeux pulmonaires.

 

Mais ce bénéfice attendu ne se retrouve pas dans les études épidémiologiques qui montrent, au contraire, une augmentation globale de la fréquence des pleurésies communautaires compliquées chez les utilisateurs d’AINS (un risque multiplié par 2,57 avec l’ibuprofène par exemple).

 

D’autres études ont confirmé que l’exposition récente aux AINS était, en population pédiatrique, un facteur associé à la survenue d’une complication (le risque est multiplié par 1,9 à 4,0). Le même constat vaut pour l’adulte, principalement chez les nouveaux utilisateurs. Ce que les auteurs expliquent par une augmentation du délai entre le début des symptômes et l’admission, ainsi qu’entre le début des symptômes et l’antibiothérapie.

 

« Le fait que le paracétamol ne soit pas impliqué semble suggérer un effet propre aux AINS » a signalé Damien Basille (Amiens) qui ajoute que c’est probablement aussi parce que les AINS bloquent la réponse inflammatoire aiguë et donc la réponse immunologique qu’ils sont responsables de l’augmentation de fréquence des complications liées aux pneumonies communautaires.

 

Ce sont les patients plus jeunes avec moins de comorbidités et les nouveaux utilisateurs qui sont le plus à risque, sans qu’il n’y ait cependant d’impact sur la morbidité, a-t-il conclu.

 

https://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Anti-inflammatoires-non-steroidiens-AINS-et-complications-infectieuses-graves-Point-d-Information

Pour aller plus loin :

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Commentaires: 5
  • #1

    Cathy (jeudi, 12 mars 2020 02:27)

    J'ai la maladie de Hashimoto - j'ai toujours entendu dire que c'est une maladie auto immune - ce terme est proche de immunité - que signifie exactement auto-immune ?? qui peut me répondre et me ré expliquer merci - pour moi actuellement vivant dans le département de l'Oise le 60 et ayant 66 ans et de l'hypertension ....mon médecin m'a demandé de ne pas venir au cabinet, et m'a envoyé par mail, le renouvellement de mon ordonnance - je ne reçois pas, je ne sors pas - je me fais livrer la pharmacie, les commissions - mais je n'ai aucun symptômes du virus - pour moi je pense ou pensais que du fait de ma maladie Hashimoto je n'ai que très peu de défenses immunitaires et que si le l'attrape je vais en mourir - un simple exemple quand pour dépanner ma fille j'ai gardé les petits pour une simple rhino, eux en deux jours vont bien, et moi il me faut deux semaines pour me remettre - donc tous les microbes, je les attrapent - mais je dois ajouter, bien qu'ayant lu vôtre texte du comment s'alimenter - que je suis atteinte de diarrhées chroniques, allergie au lactose, aux fruits, aux produits non cuits, aux produits préparés, même les pâtes me rendent malade, il ne me reste que le riz, agrémenté d'un peu de poisson, jambon, des yaourts sans lactose, des compotes - donc je ne suis pas entièrement d'accord avec vôtre texte, je reste sur l'idée que si Hashimoto = grands risques d'attraper et d'en mourir de ce virus, si une simple rhino j'attrape ... en + les vitamines à prendre que vous préconisez, moi si prends de la vitamine C je ne supporte pas au niveau des intestins .... à moins qu'il existe sous autre forme que la voix bucale (diarrhées)

  • #2

    pat (jeudi, 12 mars 2020 05:38)

    Bonjour Cathy
    Je vois vous n'avez pas de réponse
    Une maladie auto-immune est une catégorie de maladies graves liées à une suractivité du système immunitaire qui lutte contre des tissus naturellement présents chez l'Homme. Exemple : La sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde (PR) sont des maladies auto-immunes.
    Jai une PR en fait mon système immunitaire est déréglé. Il croit que mes articulations sont des corps étrangers. Il fabrique des auto anticorps pour les attaquer (destruction osseuse).
    Jai une hypothyroidie aussi.
    Faites les gestes barrières.
    Protégez vous.

  • #3

    claudine (dimanche, 15 mars 2020 08:18)

    Bonjour, moi aussi j'aimerais beaucoup des avis ou réponses à la demande de Cathy du 12 mars. Je ne comprends pas non plus Hashimoto le système immunitaire est " déréglé" et l'article dit que ce n'est pas en soi un risque supplémentaire sauf associé à d'autres pathologies. Pouvez vous nous éclairer svp. Merci de votre aide

  • #4

    Vyvi (mardi, 24 mars 2020 18:53)

    Bonjour, je pose la question à l'inverse, quand on a hashimoto notre système immunitaire s'attaque même à nos propres cellules, peut-il aussi attaquer le covid 19 aussi efficacement?

  • #5

    Van-Boghoute (samedi, 28 mars 2020 17:30)

    bonjour,
    j'ai 1 suspicion de RGO( en attente d'examen complémentaires; écho abdominale, rdv gastrologue, prise de sang radio des poumons etc..........
    J'ai été sous traitement pendant 1 mois ( ésoméprazole 40mg, oméprazole 20mg)puis a fait 1 anémie ferriprive fin février, perfuser le 20 février et le 5 mars
    mon traitement est fini depuis lundi 23mars.
    je commence à me poser beaucoup de questions entre mes soucis de santé et le covid-19
    car plusieurs symptômes sont proches du covid-19 ( toux, essouflement etc..)
    y a t-il 1 risque d'être plus exposé au covid-19?
    merci de me répondre car cela m'inquiète 1 peu , et comme tout mes rdv médicaux hospitaliers ont été annuler , j'aimerai savoir si il y a quelque chose à faire en attendant de pouvoir avoir d'autres rendez-vous