· 

Etude de Harvard sur le coût économique astronomique du covid long et gestion des maladies chroniques en France 

Au vu de la gestion de la crise du covid, entre autres dans sa dimension du covid long, il a été prouvé qu’ aux yeux des décideurs, la vie humaine n’est pas d’une grande valeur intrinsèque.

 

Mais qu’en est-il du coût économique du covid long, qui touche énormément la population active ?

 

Une mise à jour par l’économiste David M.Cutler d’une étude de Harvard (qu’il avait faite lui-même avec Lawrence Summers) a estimé le cout total pour les USA à 3700 milliards de dollars: 2195 milliards de dollars pour le coût de la réduction de la qualité de vie, 997 milliards de dollars pour la perte de revenus et 528 milliards de dollars pour l’augmentation des dépenses de santé. Soit 11 000 dollars par résident US et 17 % du PIB en 2019 des USA.

 

Si on prend en compte un ratio de PIB de 0.13 entre la France et les USA, cela fait un cout économique du covid long d’un ordre de grandeur de 500 milliards d’euros pour la France.

 

Notons de plus que l’étude initiale a été faite par David M.Cutler et Lawrence H Summers a des hypothèses assez conservatrices.

Déjà on rappellera que ces deux économistes néolibéraux très influents ne sauraient être accusés de sensiblerie ni d’hostilité à l’administration américaine.

 

Si même eux tirent la sonnette d’alarme, c’est que le problème est très grave. Ils disent eux-mêmes prendre des hypothèses basses concernant notamment la valeur économique moyenne d’une vie aux USA.

 

Ces estimations économiques ne sont pas une science exacte, mais elles donnent un ordre de grandeur indéniable.

 

La recherche médicale est bien trop souvent gaspillée en études de mauvaise qualité, du type de l’étude JAMA , misant sur l’exercice physique pourtant nocif, et psychologisant la condition.

 

Pourquoi cela bouge-t-il si peu?

Les milliards d’augmentation des dépenses de santé seraient-ils une partie de la réponse à cette question?

Le profit du complexe médical-industriel serait-il une priorité sur la santé publique?

Le SPC ou covid long est désormais classé comme maladie chronique, nous attendions des recherches, des prises en charge facilitées, ils nous répondent "économies"

Cet article bien documenté des échos, donne le frisson aux usagers de la santé qui se posent à nouveau la question de l'intérêt porté à la santé, à la prévention. Les objectifs gouvernementaux s'inscrivent de plus en plus dans l'abandon d'un système de santé qui fut autrefois, un atout de notre pays. 

A nouveau, on voit poindre l'abandon des classes sociales qui n'auront plus le moyen de traiter leurs pathologies chroniques. 

Estimation comparative des dépenses de santé en ALD et hors ALD

Que les ALD générent plus de dépenses que les affections ordinaires apparaît une évidence, puisqu'il s'agit de soins récurrents pour des malades chroniques. Mais pour un économiste, c'est un poste à réduire, voire à supprimer ! 

 

"Exercice difficile

Existant depuis le début de la Sécurité sociale, ce dispositif a été modifié en 2011, pour sortir l'hypertension artérielle de la liste des ALD, qui compte aujourd'hui une trentaine d'affections.

 

Si modifier de nouveau la liste des ALD promet d'être un exercice difficile, l'exécutif pourrait chercher à agir sur d'autres tableaux. Notamment en se penchant sur les soins qui ne sont pas liés à la pathologie éligible à l'ALD, et qui ne doivent pas donner lieu à la même prise en charge à 100 % depuis 1987. Les médecins sont censés différencier les prescriptions. Pas sûr cependant que cette distinction soit toujours bien faite. L'Assurance Maladie a d'ailleurs mis ce sujet sur la table dans le cadre des négociations en cours avec les médecins libéraux sur le tarif des consultations.

 

Sur le papier, l'Assurance Maladie pourrait réduire le coût de la prise en charge des maladies chroniques sans que les patients soient forcément moins bien remboursés, si les mutuelles prennent le relais. Arguant justement du coût croissant des maladies chroniques, l'exécutif a déjà décidé l'an dernier de demander aux assureurs santé d'assumer une plus grande part des dépenses de santé dentaires .

 

Prudence des macronistes

Dans le camp présidentiel, l'heure est cependant à la prudence. Modifier la prise en charge des soins serait délicat, à l'heure où les Français sont confrontés aux déserts médicaux et à des hôpitaux en crise chronique. Déjà, lorsqu'il s'était agi de doubler les franchises sur les médicaments et les participations forfaitaires payées par les patients sur les consultations, le gouvernement d'Elisabeth Borne avait préféré tergiverser. Ce n'est qu'en début d'année - après qu'Emmanuel Macron a assumé publiquement cette mesure - que le gouvernement de Gabriel Attal a officialisé cette décision évoquée depuis des mois. Pour rassurer, l'exécutif s'est justement engagé à préserver les personnes en affection longue durée." 1

Les maladies chroniques de type Covid long, lyme, Sed, devraient se situer dans la catégorie des ALD Hors liste, donc cause médicale non précisée, avec des personnes dans les affections pulmonaires,  cardiovasculaires, les formes graves neurologiques ou ... affections psychiatriques ? 

Où se trouve l'onglet prévention avant désastre économique annoncé ?

Tant au niveau des économistes que du gouvernement, les affections longue durée sont liées au vieillissement de la population. 

En 4 ans, l'observation d'une pathologie post infectieuse et chronique qui touche sans distinction d'âge, n'a pas fait son chemin ! 

 

En réduisant l'accès aux ALD, en mettant des obstacles aux soins, on limite le chemin de la guérison et de la reprise d'une activité professionnelle, pour les actifs atteints d'une affection post infection. 

 

Ce seront à nouveau une calamité pour les malades et un désastre économique pour notre société !

 

Prévisible pour une nation qui ne fonctionne plus que dans les économies à courts termes, mais incapable de penser à longs termes et surtout sans humanité, tant elle est enlisée dans les gouffres budgétaires qu'elle a elle-même creusé . 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0