Covid-longs : un syndrome faisant partie de la famille des syndromes post infectieux chroniques liés à une interféropathie : syndromes pouvant être évités dans le cadre du traitement précoce des viroses à virus ARN extrapolé des mécanismes adaptatifs des chauves-souris : la BAT-LIKE Thérapie.
Notre association de malades covid-longs, l'UPGCS, est aux premières loges pour constater les dégâts, tant humains qu'économiques, de ce syndrome post infectieux chronique secondaire à la pandémie Covid-19 : syndromes s'étant manifestés chez des malades non traités en ambulatoire précoce ou étant survenus en post-vaccinal.
Ce syndrome semble s'être manifesté soit :
- chez des patients ayant fait des formes graves liées à un déficit en interférons ou à des anticorps interférons (surtout des hommes)
- chez des patients (surtout des femmes : 80 %) n'ayant pas présenté de formes graves mais dont la situation évoquait une maladie auto-immune cliniquement non déclarée.
Dans les deux situations s'établit une dysimmunité avec persistance de sécrétion d'interférons et persistance virale.
La persistance d'interféron (IFN) crée un syndrome d'interféropathie modéré pouvant entraîner une perturbation dans le mécanisme régulateur de la sécrétion d'interférons à l'image de certaines maladies auto-immunes (Lupus, PR, etc...) nous permettant de classer aujourd'hui ces syndromes post infectieux chroniques dans la catégorie complexe des maladies auto-immunes (MAI).
Les signes d'interféropathie sont bien connus des hépatologues lorsque le traitement interféron dépasse le seuil « efficace » pour rentrer dans la zone « excès d'interférons » avec signes cognitifs, signes inflammatoires, hypothyroïdie, manifestations auto-immunes, et atteinte des mitochondries entrainant un syndrome de fatigue chronique (SFC).
La persistance virale s'exprimera de façon d'autant plus variable que le taux d'interférons est perturbé par la dérégulation de la stimulation des ISG (Interféron Stimulated Genes).
La dysimmunité peut favoriser, à l'occasion de facteurs externes (exposomes) la résurgence d'autres infections virales dormantes (zona, EBV, CMV, etc..).
Les chauves-souris vivant en très grand nombre (des milliers) dans un environnement clos, elles sont, depuis la nuit des temps (60 millions d'années), sujettes à la colonisation par des viroses respiratoires à virus ARN et ont adopté un mécanisme évolutif d'adaptation leur permettant :
- 1°) d’éviter l’élévation importante de la charge virale (schéma 3) par leurs nombreux sites ISG, de secréter l'IFN dès la survenue du virus (cf. schéma 4) de façon PRÉCOCE et donc de se retrouver dans le cas des schémas 1 et 2. Elles évitent ainsi les complications qui auraient pu s’ensuivre : absence de formes graves et production normale des anticorps de l'immunité adaptative.
- C'est cette « pluie d'interférons » provoquée par l'association de différentes molécules de repositionnement « interférons stimulantes » qui est reproduit par la thérapeutique dans le traitement préventif des formes graves des viroses à virus ARN tant chez l'homme que chez les animaux d'élevage.
- 2°) d’éviter tout excès de cytokines lié à leur vol battu, producteur de forts taux de radicaux libres ROS pouvant entraîner un orage cytokinique (cf schéma 3), elles possèdent un mécanisme immun-modulateur puissant.
C'est par l'utilisation d'un des plus usuels immun-modulateur utilisé dans les MAI, l'hydroxychloroquine (HCQ) à des doses adaptées (200 mg), dans la deuxième phase du traitement BAT-like (4°, 5° et 6° jour), que nous évitons tout risque de survenue d'un syndrome post infectieux chronique (SPIC).
En effet il a été démontré en analysant les PET-SCAN des malades présentant des syndromes Post Covid que ceux qui avaient reçu de l'hydroxychloroquine en ambulatoire précoce ne présentaient pas la caractéristique déterminante pour déclarer un covid-long, à savoir « l'hypométabolisme cérébral » traduisant l'effet de l'IFN sur les mitochondries.
C'est d'autant plus logique que nous savons que l'HCQ est un inhibiteur des interférons en bloquant les récepteurs TLR 7 et 9 (contrairement aux molécules utilisées dans les jours 1-2 et 3 du traitement BAT-like qui elles stimulent les IFN).
Nous savons que toutes les viroses à virus ARN ont non seulement les mêmes mécanismes d'amplification de la charge virale liés aux comorbidités (désignées sous le terme de Gain Of Fonction Physiopathologiques GOFP étudiés par la fondation Luc Montagnier), mais aussi qu'elles ont toutes le même premier signe clinique lié à un taux anormal de cytokines (IL 6 surtout) à savoir le syndrome grippal avec maux de crane, douleurs articulaires, fièvre variable, mal de gorge, etc.…).
Ce sont ces données qui nous ont autorisé à comprendre pourquoi il fallait un traitement stimulant les IFN le plus précoce possible (cf schéma 4 contrairement au schéma 5) et éviter de donner dès les 3 premiers jours l'HCQ mais la donner en fin de traitement pour éviter toute interféropathie résultant de la dysimmunité créé par la charge élevée du virus et le retard à l'allumage de la sécrétion d'IFN.
Le schéma ci-dessus illustre de façon claire ce qui peut se produire lorsque les dysbioses pulmonaires créent un asynchronisme de sécrétion d'IFN par rapport à l'élévation de la charge virale (schéma 2) : c'est le cas lorsque le traitement est trop tardif et que les cytokines perdurent, et ce contrairement même à un faible taux d'IFN qui, s'il est synchrone avec la charge virale, provoque moins de complications cliniques (formes graves ou SPIC).
L'élévation rapide de la charge virale dans les microbiotes est généralement due aux « coopérations bactéries/virus » découvert par le Pr Luc Montagnier dès 1990 et confirmé par notre équipe dès 1992 (cf brevet WO-9402630-A1 illustrant l'inhibition des IFN par les mycoplasmes).
Cette importance des microbiotes perturbés (dysbioses) est illustré en microscopie électronique par un mécanisme complémentaire, l'effet bactériophage like, décrit par Carlo Brogna, faisant de certaines bactéries, notamment les mycoplasmes et certains intra cellulaires (borrélia, chlamydiae, etc ...) des « photocopieuse de virus » qui créent cet asynchronisme entre charge virale et sécrétion d'IFN.
D'où l’intérêt d'un traitement antibiotique actif sur ces bactéries « coopérantes » en ambulatoire très précoce comme le montre le schéma de Carlo Brogna où un retard de 3 jours amplifie les signes cliniques.
Chez les femmes entre 30 et 55 ans en cours de développement d'une MAI, la signature IFN peut éviter les formes graves, mais dès la production supplémentaire d'IFN liée à la virose, on se retrouve en excès d'IFN engendrant un SPIC (covid-long ou autre selon le virus) par interféropathie.
Ce même syndrome peut se manifester, chez les mêmes cibles (80 % de femmes entre 30 et 55 ans), lors d'une vaccination ARNm, puisque la Spike produite par l'ARN m stimule fortement les cytokines dont l'IFN, mécanisme identique générant un covid-long.
De plus, comme l'a montré Petruk, le « link » entre la spike et les LPS dus aux dysbioses de ces patientes (MAI en cours) provoque la formation d'amyloïdes de fibrine entraînant des micro caillots résistant à la fibrinolyse et toutes les conséquences liées à cette mauvaise oxygénation des mitochondries (fatigue chronique, etc.)




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